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1/27/2005

La colonne positive

Comme je vous disais, je suis allé chez mon prof hier pour un pot: la plupart des élèves de sa classe étaient présents. C'était tout ce qu'il y a de plus sympa... (à combien situez-vous mon degré d'assimilation linguistique — sur une échelle allant de 1 à 10, bien sûr... [nudge, nudge; wink, wink]?) Étaient également présents la responsable des affaires internationales et d'autres sombres machinations (très sympa) et une étudiante bulgare fraîchement arrivée de Vienne dans le cadre du programme Erasmus (très sympa itou). Cette fille parle bulgare, bien sûr, allemand, re-bien sûr, anglais, russe, serbe... et elle apprend le français, natürlich. C'est un peu troublant...

J'ai réalisé aujourd'hui que le Monstre Murail (Territoires de l'oubli) ne serait peut-être pas si ardu, techniquement parlant. Interminable à lire, difficile à placer, exigeant en termes d'endurance, oui. Mais faisable avec deux mains et un cerveau vaguement humains.

Demain, c'est le départ pour Freiburg (finalement, nous sommes 8 étudiants de la classe de Géry à y aller). Nous avons été enjoints d'apporter une bouteille... et une partition qui serait vraisemblablement inconnue de nos hôtes à titre d'offrandes... Avoir su, j'aurais apporté des partitions de musique canadienne... La médiathèque n'avait malheureusement pas la moindre feuille de Gougeon, Hétu, Louie et cie...

Je fais un petit blitz de colonne positive de cinoche avant que le café ferme ses portes (en fait, , plus exactement, avant qu'il ne mette ses rideaux).

Le château ambulant
Le dernier Miyazaki ne déçoit pas. Il ne surprendra probablement pas vraiment l'habitué à sa manière (toutes se manies/obsessions s'offrent un petit tour de piste), mais il saura sûrement gagner son adhésion (hmm, ça fait deux fois que je fais ce truc...). Curieusement, il s'agit cette fois d'une adaptation — l'histoire émane d'une disciple de Tolkien. Mais l'adaptation est signée Miyazaki et, franchement, si aucune information sur la source du scénario n'avait été fournie, personne n'aurait pu déceler la maternité de cette dernière oeuvre. De quoi ça parle? De méchants sorciers/sorcières (ou le sont-ils vraiment?), de guerre (cf. Princesse Mononoke), de jeune fille en apprivoisement de la vie, d'amitié, de petites bêtes, de trucs gluants, etc. Vous voyez le topo.

L'autre rive
En anglais (le titre d'origine), Undertow. Je vous en avais déjà parlé. Ça vaut le coup d'aller le voir. Je vous avais pas dit que c'était entre autres produit par Terrence Malick; sachez que la Malick Connection ne se limite pas aux tractations financières — le scénario est très Badlandsien (fuite de deux frères après un traumatisme impliquant la mort d'un parent; les deux se passent dans le midwest, aussi...? [je pense...]). David Gordon Green procède à la fois par petites touches et avec ses gros sabots. Ça marche, it gels.

Je n'ai pas le temps de terminer — seulement de dire que The Aviator (que je n'avais pas eu le temps d'attraper à Montréal) s'ajoute à la colonne positive. Les prochaines entrées devront probablement attendre mon retour de Freiburg.

Ciao!

1/25/2005

Les bonnes, les centimes, la neige (?), l'opéra, la fin du smorgasbord et le ciné!


Gros programme en perspective... J'espère que vous avez fait le plein de chocolate frosted sugar bombs (salut Mathieu!)...

Écrit samedi (enfin, pas tout à fait, mais bon...):


Je reviens du théââââtre (de la Croix-Rousse), où je suis allé voir Les bonnes de Jean Genet (pour ceux qui ne connaissent pas l'argument de la pièce, un résumé rudimentaire: deux soeurs tourmentées par la relation amour/haine qu'elles entretiennent avec leur patronne projettent son assassinat.) C'était « pas mal ».

J'ai encore en tête le souvenir d'une scène qu'avaient présenté deux étudiantes dans le cours de théâtre au cégep. En fait, je ne me souviens pas le moins du monde de ce qui figurait dans cette scène, mais je peux me remémorer avec assez de détail l'apparence des deux « actrices », leurs gestes, le ton de leur voix, etc. Je me rappelle surtout avoir été supris par l'aplomb qu'elles avaient manifesté; c'était vraiment bien! En tout cas, tel en est mon souvenir, sûrement magnifié par le temps, comme le sont tous les souvenirs. J'interromps ici ce rappel, sinon j'aurai tôt fait de me lancer dans une métaphysique proustienne de la mémoire... Et ces entrées sont déjà bien assez exaspérantes...

Si je raconte ceci, c'est parce que c'est probablement ce souvenir qui m'a, en grande partie, motivé à aller voir le pestacle, dont c'était la dernière représentation ce soir-là. Je trouve cet état de fait absolument fascinant, mais je m'abstiens une fois de plus de m'étendre sur le sujet. (Si vous voulez, on fera un brainstorming à mon retour pour fouiller le sujet. À fond. D'épais marqueurs seront utilisés et des petits dinosaures serviront de modèles pour représenter sous une forme plus accessible les concepts hermétiques qui surgiront. Enticing, non?)

Je reviens à la pièce comme telle. C'était « pas mal », ai-je dit; la tiédeur de ma réaction s'explique par le fait que je n'ai pas été vraiment convaincu de la pertinence de la gimmick du metteur en scène, c'est-à-dire faire jouer le rôle de Madame par un homme (en fait, le metteur en scène lui-même joue le rôle), ce qui teinte évidemment toute la pièce, même si le personnage n'apparaît qu'après que se soit écoulé un bon moment. L'artifice rajoutait une dimension burlesque qui, selon moi, faisait jurer le pathos de la pièce. C'est une « déviation interprétative » qui me paraît assez superficielle. C'est le principe de l'angle nouveau, moderne, qui révolutionnera notre vision d'un texte archiconnu... et qui fera la renommée du metteur en scène, qui souhaite imprimer sa patte/griffe/une quelconque extrémité. Ça me fait un peu penser à un bout du dernier film de Woody Allen, que j'ai vu ici. Un acteur raté explique sa conception d'un personnage qu'il envisage de jouer: « But I think I have a good angle, you know? I'll play him with a limp. » (Cité de mémoire.) Et cet insight interprétatif ridicule sera répété pour plusieurs rôles, ce qui rend la chose assez comique. Donc, pour revenir à la pièce, le traitement choisi faisait naître en moi la question cinglante de la possibilité de croire réellement aux déchirures des deux (bonnes) soeurs. Je crois que les éléments comiques — bien réels — que renferme le texte de Madame sont beaucoup plus efficaces si l'on s'en tient à faire poindre chez le spectateur de discrets sourires, en sourdine. En projetant ces éléments à l'avant-plan avec une gimmick burlesque, l'équilibre dramatique du texte entier se trouve perturbé. Mais certains ont beaucoup aimé, je crois. La « réception critique » a été pas mal bonne, si je ne m'abuse. De gustibus non est disputandum.

Bon, assez de mise en scène de salon, assez joué le armchair director... J'ai malgré tout apprécié l'expérience du spectacle. Et puis ça ne m'a pas coûté un centime...

(En parlant de centimes, j'ai encore un peu de difficulté à jongler rapidement avec les petites pièces de monnaie... Un jour, peu après mon arrivée, j'ai pris un moment pour disposer toute la monnaie que j'avais sur une table (un peu comme feu un personnage de Marc Labrèche...) et analyser ce qui se trouvait devant moi, me disant, « Ça va faire le niaisage: ordre et manipulation optimale de la petite monnaie il y aura, foi de canard ! » Il s'avère que le système est tout à fait logique: les dimensions rétrécissent de façon régulière au fur et à mesure que le montant diminue — correspondance entre 1/2/5 et 10/20/50 — et des différences de couleur permettent de distinguer unités des dizaines, mais, malgré tout, ce n'est pas encore assimilé, faut vraiment que ça se passe intérieurement, physiquement, v'voyez ce que je veux dire, tsé-veux-dire?)

Donc. Oui. En faisant la file pour la billetterie, une fille me propose un billet — elle en avait deux, et son ami n'a pu se rendre. Après une petite hésitation (elle m'avait prévenu que les places étaient au fond et, ne connaissant pas l'endroit, je ne savais pas ce que ça représentait), j'accepte. Quand je lui demande combien je lui dois, elle me dit que je n'ai rien à lui rendre. Ah ben coudonc, merci beaucoup!

Toujours dans le merveilleux monde monétaire: comble de surprise, sur le chemin du retour, que n'apercois-je pas, mais un billet de 10 euros traînant par terre... En chair et en papier. Je jette un coup d'oeil autour de moi, je cherche quelqu'un qui aurait pu l'avoir égaré; je trouve personne. Je le ramasse... Bon, je chercherai quelque Juste Cause que le Philanthropique Guillaume pourrait Généreusement Soutenir par la Courtoisie des esprits de la mégarde qui rôdaient ce soir-là, rue Henri-Gorjus. (En passant, oui, les Français se trouvent aussi bons et généreux que nous d'aider si merveilleusement toute l'Asie du sud-est.)


Suite et fin (? hmmm... non, j'aurai pas le temps, je crois...) de la saga photo.

Après les hauteurs de Fourvière et des Théâtres, descente vers le vieux Lyon. Les toits de Lyon (en tout cas, quelques-uns), l'escalier menant à la rue Saint-Jean (si je me souviens bien).

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Argh, ça ferme. Bon. Sioux Saône.


Dimanche?

Pas même eu le temps de « publier » mon entrée samedi soir... Je crois que le type du café a éteint la borne « Wi-Fi » avant que je ne puisse commettre quoi que ce soit.

C'est pas si pire, l'étude pour les accords. Si la tendance se maintient, je devrais arriver à quelque chose de potable dans un avenir prochain. Par ailleurs, toujours du fil à retordre avec les descentes de quartes... Ça va prendre un certain nombre de torsions avant d'en venir à bout, je crois...

Oh! De la neige aujourd'hui! (lundi). Un mince voile, en tout cas. Je pensais plus jamais en revoir... Le temps avait été diablement pluvieux depuis, hmm, Dieu sait quand. Cette variation météorologique est des plus agréables, si discrètement affirmée soit-elle.


Mardi.

Hier, je suis allé à l'opéra. En faisant la file pour la billetterie, je me fais proposer un billet pour une très bonne place, bien en deçà de sa valeur réelle. Je réponds que je cherche à avoir un billet pas cher (il est possible d'avoir des places à 8 euros, mais ce n'était pas garanti qu'il en resterait — c'était maintenant T-minus 5 minutes, théoriquement). Une autre personne m'offre un billet, cette fois à 8 euros. Super, je dis. Elle m'avertit toutefois qu'il n'y a pas de surtitres pour cette place. « Ça vous gêne? » Eh, oui, ça me gêne... Retour à la case départ. Pendant ce temps, la fille qui me proposait son « super billet » revient à la charge quelques fois. Je tente de dealer à un prix que je croyais l'avoir entendu dire. Je finis par lui acheter à 20 euros. 3e balcon, directement au centre: c'était effectivement une bonne place.

Comment c'était? Bien, bien. L'orchestre (très réduit: c'est Monteverdi...) était très bien. Distribution à la hauteur, j'imagine, mais bon, je suis très loin d'être un spécialiste... Drusilla me semblait la plus solide, vocalement. Poppée était superbe (plastiquement). Par ailleurs, j'ai toujours de la difficulté à digérer les contre-ténors, surtout celui d'hier. Un ensemble de « blocs modulaires » à l'aspect relativement abstrait composait le décor. Mise en scène relativement sobre et efficace. L'orchestration de Monteverdi, en quelques occasions, pouvait surprendre: un effet fantomatique avec flûte, orgue et pizz des violons (si je me souviens bien...?), en particulier, était des plus évocateurs. Parmi les autres traits marquants, une figuration récurrente dans les cadences importantes des chanteurs me surprenait presque à tout coup: l'apparition du troisième degré « minorisé », en fait, appoggiature de l'appoggiature de la tonique (mi bémol, ré, do, dans un contexte on ne peut plus do majeur). Une sorte de tierce de picardie à l'envers. Au final, je dois cependant avouer avoir trouvé le temps un peu long... C'est bien beau, un délicat combo théorbe (sorte de luth)/harpe qui se vautre dans les demi-cadences à ne plus savoir qu'en faire, mais rendu à un certain point, justement, une limite est atteinte... Pour moi, en tout cas. Tout de même un très bon moment a été eu. Et l'Opéra de Lyon est vraiment superbe, intérieur comme extérieur.

Le prochain opéra au programme est Le roi malgré lui de Chabrier. Intrigant...


Fin du smorgasbord?

Okey-dokey.

Voici une photo d'une traboule. De kessé? Simplement un passage reliant une rue à une autre, à l'intérieur d'un pâté de maisons. Une entente lie propriétaires et la ville pour l'entretien des lieux. C'est vraiment un truc propre à Lyon. Et c'est dans le très cool.

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Toujours à l'intérieur d'une traboule:

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Voici maintenant la cathédrale Saint-Jean, d'un âge assez vénérable merci (la construction fut amorcée au XIIe siècle):

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À l'intérieur, une horloge qui a retenu mon attention:

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Retour au premier arrondissement, à la place Terreaux (où se trouve l'Hôtel de ville). La fontaine Bartholdi, qui représente la Garonne et ses 4 affluents se jetant dans l'océan:

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Voici justement l'Hôtel de ville:

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Je termine avec deux photos de l'Opéra:

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That's all folks!


Je plugge ici un début de chronique ciné que j'ai pondu Dieu sait quand... Voici-voilà.


J'ai beau être à l'étranger et cela a beau me plonger à corps perdu dans la découverte de l'Inconnu (appréciez la solennité installée par l'apparition troublante de la majuscule) et provoquer un considérable remaniement de mes habitudes, il n'en reste pas moins que la puissance persuasive de certains besoins ressentis par ma personne montréalaise est demeurée inaltérée une fois l'Atlantique traversé.

Bref, je suis allé voir « quelques » films depuis mon arrivée.

Lyon semble être une bonne ville pour les cinéphiles. C'est quand même le lieu de naissance du cinéma! C'est ici que les frères Lumière ont mis au point leur invention et qu'ils ont tourné leurs premières séquences (La sortie de l'usine Lumière). En ces lieux (le hangar de la famille Lumière) fut construit l'Institut Lumière, qui a une vocation de cinémathèque. Et je n'y suis même pas encore allé! Présentement, il y a par exemple deux rétrospectives: Kurosawa et Billy Wilder. Une visite ne saurait tarder...

Faut dire que je suis pas mal occupé à suivre les films actuels/que j'ai ratés chez nous... Évidemment, le calendrier des sorties est fort différent de celui du Québec, ce qui fait en sorte que certains films sortent ici avant qu'ils ne soient sur les écrans du Québec et vice-versa. Les cinémas intéressants sont relativement proches les uns des autres: il y a le cinéma Ambiance (salle avec grosses sphères d'éclairage orangé...) et le réseau CNP (Cinéma National Populaire; il y a aussi un Théâtre National Populaire). Je vais probablement aussi aller à la Fourmi, qui présente des reprises. Ambiance propose actuellement une rétro Fassbinder et, comme plusieurs autres salles, un festival qui passe en revue les meilleurs films de 2004, tels que colligés par Télérama. La liste: Saraband (de Bergman; ne joue pas ici parce qu'il n'est présenté que dans des salles avec vidéo HD), Rois et Reine, L'esquive, Lost in Translation, Les temps qui changent, La Mauvaise Éducation, Buongiorno, notte, La femme est l'avenir de l'homme, 2046, Clean, Head-on, Uzak, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, S-21, la machine de mort khmère rouge et Mondovino. Le CNP, quant à lui, dispose de 3 cinémas distincts, tous rapprochés géographiquement. Celui que je fréquente le plus souvent, CNP Terreaux (de la Place Terreaux, adjacente à l'Hôtel de ville), a de petites salles (certainement pas plus de 50 places) et de petits écrans terrés (ha ha...) dans une espèce d'antre vaguement gothique (bon, je veux dire qu'il y a des voûtes...) La programmation est très bonne.

Petit bilan, donc.

Dans la colonne des déceptions, dans l'ordre de visionnement: 2046, Old Boy, Melinda & Melinda, La femme est l'avenir de l'homme

Dans la colonne positive: Le château ambulant, L'autre rive, Rois et reine, Uzak

Dans la colonne « ? »: Innocence, Terre promise

Rapide topo

2046
Le film tant attendu... Il est reparti de Cannes les mains vides... et je peux comprendre pourquoi. Grosse déception.

Résumé: plus ou moins trois histoires d'amour/séduction vécues à Hong-Kong (dans un hôtel qui abrite une certaine chambre 2046) par M. Chow (Tony Leung), un écrivain qui planche sur un récit futuriste (2046).

L'intégration des histoires rattachées au personnage de Tony Leung à une pseudotrame futuriste est risible. Les (constants) effets de ralenti, les regards de la caméra qui s'attarde longuement sur un visage — autant c'était envoûtant dans In the Mood for Love, autant c'est ici profondément exaspérant. Ai-je dit que la pseudotrame futuriste était risible? Non, j'ai dit que l'intégration était risible; eh bien, la pseudotrame aussi est risible. Finalement, la seule chose qui intéresse Wong Kar-Wai, ce sont des histoires de séduction situées dans les années 50-60. Pas un récit avec une composante futuriste. Qu'il oublie ça, alors. Et même si on excise les quelques éléments pseudo-futuristes (tout de même assez rares, mais ils dégradent le reste du film), on obtient, comme l'ont noté tous les critiques de film, une sorte de calque de In the Mood for Love. Sauf que la magie n'opère pas. Oui, Zhang Ziyi est magnifique, oui, Tony Leung est un acteur incroyable. Mais ça ne fait pas un film.

Mais bon, certains ont beaucoup aimé. Voici quelques extraits de la présentation du film par le type de Télérama (je vous rappelle qu'il a été sélectionné parmi les meilleurs films de 2004): « frisson jubilatoire, délicieuse chair de poule, intense sourire intérieur ». C'est pas fini: « béatitude émerveillée, une heureuse empathie avec la beauté à l'oeuvre sur l'écran. » Etc. Moi, je pencherais plutôt pour « ennui carabiné ».

Je vous conseille donc de passer; si vous ne l'avez pas vu, louez plutôt In the Mood for Love.

Old Boy
Autre film asiatique (coréen, cette fois) en compétition à Cannes 2004, Old Boy a été plus chanceux: il a remporté le Grand Prix (le deuxième en importance).

C'est adapté d'une manga. Une histoire de double vengeance (vengeance de la vengeance). Un homme est kidnappé sans raison immédiatement apparente; il est maintenu prisonnier pendant 15 ans. Une fois sorti, il cherche le responsable de son calvaire et veut se venger. Oh que ça va brasser dans les chaumières, mes amis. Sauf que ça ne sera pas aussi simple que ça en a l'air. Oh que non. Hmm. Tout ça m'a laissé bien froid. Du sous-Tarantino, sans le fabuleux sens du timing/rythme, ni le superbe instinct visuel, ni le piment de dialogues originaux — bref, sans grand chose, finalement — de l'émulé. Mais c'est tout de même Tarantino qui lui a décerné, à titre de président du jury, le Grand Prix...

Melinda & Melinda
L'offrande annuelle de Woody. Les critiques français ont été très indulgents à l'égard du film, je trouve, même si aucun ne s'est véritablement répandu en éloges. Il y a comme une « relation privilégiée » entre Woody Allen et les Français... N'a-t-il pas encore été invité à présider le jury de Cannes? Ça ne saurait tarder...

Le concept de base? Un groupe d'amis discutent des mérites respectifs de la tragédie et de la comédie. Deux auteurs (un auteur versé dans le tragique et un autre, dans le comique) imaginent deux histoires distinctes tournant autour d'une même prémisse de base — une femme troublée débarque à l'improviste dans un souper. Les deux versants sont présentés en alternance; de petits détails sont partagés entre les deux histoires, mais sont positionnés différemment ou présentés dans un autre contexte, une sorte d'appropriation, en beaucoup moins troublant et fascinant, du modus operandi de Mulholland Drive.

Poussif, poussif... L'histoire comique n'est pas particulièrement drôle. Évidemment (ça fait de nombreuses années qu'une telle récupération s'opère), on retrouve des situations recyclées: par exemple, le cauchemar que représente la campagne pour l'énième incarnation de l'alter ego de Woody Allen. Et, apparemment, Woody pense toujours que des artistes dans une situation financière précaire (c'est même souligné en gras dans le film) habitent de luxueux appartements à Manhattan. C'est pas tout le monde qui passe le Nouvel An au Ritz, Woody.

Le film précédent, Anything Else, m'avait semblé supérieur; Christina Ricci insufflait, me semble-t-il, un peu plus de vie à l'ensemble. On lit très souvent dans les articles récents sur les films de Woody qu'il s'était quelque peu égaré dans sa série de films comiques (Small Time Crooks, The Curse of the Jade Scorpion et Hollywood Ending). Je préfère personnellement ces comédies, légères, certes, mais divertissantes à un truc comme Melinda & Melinda (à l'exception d'Hollywood Ending, que je n'ai vraiment pas aimé).

La femme est l'avenir de l'homme
Un autre film coréen présenté au dernier festival de Cannes. Pas de prix, si je ne m'abuse.

Deux amis se retrouvent et, à la faveur de l'alcool, se remémorent certains souvenirs, notamment leurs aventures respectives avec une même femme. Saouls, ils décident d'aller la rencontrer.

Bof. Dull. Rien de vraiment mauvais, rien de vraiment accrocheur, non plus, dans ce film.


D'ailleurs, aucun de ces films n'est une véritable atrocité, une nullité absolue. Et ils ont certainement des « redeeming features », des qualités salvatrices. Ils vont sûrement être relativement bien reçus (j'ai l'impression que 2046 et Old Boy seront cotés 3 par Médiafilm — peut-être même La femme...). Mais, globalement, avoir su, j'aurais pas venu.

Fin de la chronique ciné.

Demain, je suis invité chez Géry pour un pot, ce qui me permettra de faire plus ample connaissance avec sa classe. Juste avant le départ pour Freiburg, vendredi, donc à un moment idoine. Sympa.

J'espère que vous vous portez bien, vous tous et toutes.

Ciao!

1/21/2005

Le véritable smorgasbord (partie 33 1/3)


Hier: troisième cours avec Géry, où votre humble serviteur s'applique à battre, de façon éclatante, le record Guinness de la plus mauvaise interprétation de l'histoire de l'humanité de l'étude pour les quartes de Debussy. Une féroce lutte m'opposait tout de même à un ectoplasme du protérozoque ayant établi une marque difficile à atteindre.

J'ai aussi commencé celle pour les accords, ça devrait pas être trop compliqué. (...)

Je ne suis pas encore tout à fait sûr de ce que je ferai ce soir; plus le temps avance, plus je me familiarise avec les différentes (et nombreuses) options de sortie qui se présentent à moi. Le choix devient rapidement un exercice déchirant. Mais bon, j'imagine que c'est une bonne chose de pouvoir se déchirer à propos de questions comme celle-là. Il y a l'opéra qui vient de commencer (Le couronnement de Poppée [Monteverdi]), du théâtre, plein de concerts, plein de films...


Je poursuis mon tour d'horizon photographique de la ville (ce sera bref, j'ai peu de temps; la suite demain, fort probablement) avec quelques images du Rhône.

D'abord, l'Hôtel-Dieu, si je me souviens bien. Et puis quelques bateaux qui mouillent; le « bout de crayon » qui dépasse, au fond vers la gauche, c'est l'édifice du Crédit Lyonnais.

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Fourvière etc.

Saut dans le temps et l'espace: quelques images de Fourvière et des environs. Je ne vous présente pas de photos de l'intérieur: elles sont assez mauvaises... Mes réglages n'étaient pas exactement optimaux...

Pour se rendre là, j'ai emprunté un funiculaire. Il y en a un qui mène à Fourvière et un qui va vers la localité de Saint-Just, en passant par Minimes (où se trouvent les théâtres romains — voir plus loin).

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La construction de la Basilique comme telle résulte d'un voeu: si Lyon était épargnée de l'invasion ennemie (prussienne, pour préciser: on est en 1870), une Basilique serait érigée. Ceci s'étant produit, cela s'est fait.

Voici la version ancienne des petites annonces du journal qui disent « Remerciements pour faveur obtenue. »

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Ces plaques de remerciement recouvrent tous les murs d'une portion de la Basilique (la Chapelle? — désolé, je suis absolument pourri en matière d'architecture religieuse...). Il y en a un paquet qui couvrent les années 1914-1918...

Je termine avec les amphithéâtres romains.

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Alors ça, c'est proprement fabuleux. Ai tripé incroyablement. Je ressentais une sorte de vibe « Blowup » à cet endroit... Avec l'appareil photo et tout...

Bon, faut absolument que je m'arrête... À la revoyure!

1/19/2005

Le véritable smorgasbord (partie 2)


D'abord, une excellente nouvelle: c'est confirmé pour Freiburg! J'ai mes billets d'avion (et de train). Je pars le 28 janvier (bientôt!), je reviens le 5 février. Woo-hoo!

Je suis également en mesure de proclamer "mission accomplie": j'ai réussi à me lever tôt (7h30!) aujourd'hui! Même si je suis finalement arrivé au Conservatoire un peu plus tard que prévu (faut quand même pas que je fasse tout d'un coup; il n'y aurait plus de place à l'amélioration et le moteur d'existence qui consiste à vouloir en faire un peu plus et à réaliser mon rêve olympique serait disparu...), j'ai tout de même pu obtenir un box (studio sans fenêtre). Deux relativement bonnes séances de pratique, un déjeuner (acception française du terme) à la cantine et une nouvelle écoute de Territoires de l'oubli, avec la partition — pas de changement, je suis toujours médusé à la fin de l'exercice, à la fois par l'ampleur de la chose et par mon inconscience à vouloir apprendre ladite chose. Je vais peut-être tenter une dernière petite shot de pratique après avoir soupé... et puis, ensuite, peut-être aller voir un petit film? (L'autre rive, de David Gordon Green [pas encore 30 ans, c'est son 3e film...]; j'avais vu All the Real Girls de lui — des choses fascinantes [très bonne scène introductive, moods/atmosphère bien capturés, photo impressionnante, etc.], quelques trucs un peu exaspérants [les rares développements de l'histoire ne convainquent pas toujours, certaines images un peu sucrées sur les bords...]. Ce dernier film promet d'être différent de ses deux précédentes réalisations, en ce qu'il renferme apparemment un plot, de l'action [!])

Maintenant que nous sommes bien en selle, poursuivons donc la photo-chevauchée à travers Lyon.


Voici une vue du pont que j'emprunte pour traverser la Saône; en arrière-plan, Fourvière (j'y reviendrai) et une tour de télécommunications.

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Le Conservatoire

Le voici, le voilà. Anciennement un couvent, puis une école de médecine vétérinaire (la première au monde, apparemment)

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Voici la cour intérieure de l'établissement:

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Un corridor extérieur, avec arcades et tout... (vive les arcades)

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À l'intérieur maintenant; ce corridor donne accès à la médiathèque.

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Je termine mon survol de corridors — celui-ci est situé dans la partie plus récente du bâtiment.

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De la lumière à revendre, des fauteuils: ça nous prend ça, à la Faculté! J'ai milité avec ferveur pour réaliser quelque chose de vaguement approchant; j'avais affectueusement baptisé le projet du doux nom d'AASAB (pour Aire Auxiliaire de Sustentation et d'Atteinte de la Béatitude). Ça ne s'est malheureusement jamais concrétisé, à mon grand désarroi...

Nous voilà maintenant à l'arrière du bâtiment.

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Pas mal, non? Évidemment, la photo est prise un peu en hauteur; il y a des pentes d'un bord et de l'autre de la Saône.

Autre vue de la « cour arrière »... À droite, la partie récente du bâtiment, qui abrite notamment la salle de concert Varèse.

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Un autre cliché de la rotonde (j'adooore):

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Le dos à la rotonde, voilà ce qu'on voit:

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Ainsi se termine la portion ReMax/Conservatoire.

Je passe maintenant à Vaise, qui correspond à peu près au 9e arrondissement, c'est donc tout près du Conservatoire. Pour me rendre là, je ne fais que marcher sur le Quai machin-truc (Saint-Vincent?), longeant donc la Saône. Après un court moment, j'aboutis ici:

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Je me tiens dans un de ces endroits où la circulation automobile/piétonnière est plutôt chaotique... Quand même, la perspective que permet une telle géographie urbaine est très intéressante.

J'ai aperçu quelques graffitis politiques dans la Croix-Rousse et dans Vaise. Ici, un quasi-babillard où s'affiche le CNT (je constate à l'instant que le CNT, c'est ceci) — je trouvais la juxtaposition gratuitement cocasse:

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Une autre intersection (est-ce vraiment le mot juste, avec les enchevêtrements lyonnais?) vaisienne:
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Place Bellecour

OK, téléportons-nous dans le 2e arrondissement, dans ce qui est supposément la plus grande place de France — mais ça, je l'ai déjà dit...

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Encore une fois, en arrière-plan, Fourvière + tour. Dans un autre ordre — tirez vos conclusions...

J'ai maintenant le dos à cette même Place:

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La FNAC (où j'étais allé ce jour-là, comme je vous ai déjà dit) et le cinéma Pathé (plutôt grand public) se trouve dans la rue de droite. Je vous ai déjà parlé de la cohue qui régnait dans la FNAC; le pire, c'est que les soldes n'étaient même pas encore commencées (du moins, je crois: mes repères temporels de ces moments ne sont pas d'une fidélité à toute épreuve). Les soldes, ça correspond à une période où les Français entrent dans une frénésie de consommation. C'est une folie furieuse probablement comparable au Boxing Day durant les premiers jours (?)... et ça dure environ un mois. Chaque vitrine de magasin affiche ostensiblement ses affichettes/inscriptions/lettrages/mises en scène « soldes ».

Pour ma part, je n'ai pour l'instant acheté que quelques disques (je sais, vous êtes renversé par la surprise...). En fait, je ne savais même pas que les soldes avaient débuté lorsque j'ai conclu mes achats. Un disque de Scelsi (dur à trouver?), un « opéra » de Morton Feldman, « Neither » (épuisé), une version de Pierre et le Loup de 1956, par Rojdestvenski, narrée par Gérard Philipe, la cheûûûûûne Magelone par Di Fi-Di et Richtie, live, deux disques d'Aimee Mann (qui a signé plusieurs des chansons qu'on entend dans Magnolia — en fait, qui ont carrément donné le coup d'envoi au film), un disque de Muse (une sorte de clone de Radiohead — évidemment, pas dans la même ligue, mais bon, ça s'écoute) pas distribué localement en Amérique, deux EP de Belle and Sebastian (celui qui s'intitule « Books » est vraiment très bon — deux excellentes nouvelles tounes, « Your Cover's Blown » et « Your Secrets »...). Le tout à des bon prix; je n'achète rien si c'est pas une aubaine ou quelque chose de dur à trouver chez nous — préférablement, les deux.

Je tire ma révérence ici. (C'est un peu fastidieux de placer ces images sur le blogue; plusieurs étapes sont nécessaires et bon, tout le processus n'est pas exactement optimal. Bref, les minutes passent... et passent...) Manger manger. (Dommage, quand même, je commençais juste à avoir une bonne vitesse de transfert pour mon torrent Photoshop — qui est presque terminé...)

1/18/2005

Le véritable smorgasbord (partie 1)


À nouveau, je suis attablé dans mon précieux café pour un petit trio café/prise de nouvelles & gossage divers/mise à jour du blogue. Pourquoi donc? Parce que ça fait un petit moment que le cordon quasi ombilical me reliant à internet était inactif (faut dire que le café est fermé le lundi et que ses heures d'ouverture extrêmement restreintes le dimanche le font pour ainsi dire disparaître de mon radar) et aussi (surtout) parce que j'ai beaucoup de difficulté à obtenir un studio, pardon, une salle, pour pratiquer ces temps-ci... Dans les premiers moments de mon séjour, Géry m'avait demandé si j'avais du mal à trouver un piano. « Non, ça va très bien », je lui avais répondu; j'étais parvenu à chaque fois à en avoir un — faut croire que c'était la chance du débutant...

Le Conservatoire fonctionne selon un système de « prêt de salle ». J'explique. À mon arrivée, je dois demander à l'accueil une salle — avec piano, s'entend... S'il y en a une de libre, je fournis ma carte de restaurant (une carte que le personnel de la cantine du Conservatoire débite lorsque j'y mange; je n'ai pas encore beaucoup fréquenté l'endroit) en échange de la clé du local qui m'est assigné. Si aucun local avec piano n'est disponible, il existe tout de même parfois la possibilité de « déloger » (c'est le terme officiel) quelqu'un qui a dépassé les 2 heures d'utilisation à laquelle on doit supposément se restreindre.

Petite parenthèse sur mes tribulations avec les gens à l'accueil: ma première rencontre avait été très « smooth », très simple — l'employée en poste à ce moment semblait particulièrement expérimenté et peut-être aussi habituée aux singularités des demandes des étudiants étrangers (?) Mes rencontres ultérieures ont demandé un peu plus d'efforts de ma part. D'abord, je demande un local en utilisant un langage qui fait apparaître de multiples points d'interrogation sur le visage de l'employé (« Je voudrais réserver [on parle plutôt d'un prêt...] un studio [un studio? une salle...] pour pratiquer [hein? ah, travailler...]). Mais j'avais un peu prévu le coup, et rapidement, j'étais prêt à lancer plusieurs mots équivalents pour me faire comprendre...

Au départ, j'avais l'impression que le système du Conservatoire permettait une gestion des locaux plus optimale que le « libre-service » en vigueur à la Faculté. L'expérience plus prolongée que j'ai maintenant de ce mode de fonctionnement m'a fait mettre en doute mon jugement initial. La souplesse du non-système de la Faculté a ses avantages...

Ces derniers jours, j'avais tendance à me présenter au CNSMD en après-midi, profitant du matin pour effectuer des tâches diverses/courses, visiter un peu... ou faire la grasse matinée; il semble que je devrai réviser ma tactique — je crois qu'avec cet horaire, je me fais avoir avec les cours, qui mobilisent plusieurs salles et sont de surcroît indélogeables. Je tenterai à nouveau ma chance ce soir et pour les prochains jours, j'essaierai de me lever très tôt.

Petite parenthèse sur le « lever tôt ». Jusqu'à présent, chaque tentative de réveil réellement matinal, pourtant édictée avec une grave solennité en mon for intérieur au moment de me coucher (« OK, je me lève tôt demain matin — pour-de-vrai »), s'est soldée par un lamentable échec. Faudrait peut-être que je me couche un peu plus tôt... Pourtant, ce ne sont pas des heures complètement indues... Aussi, j'ai un peu de mal à m'endormir à l'occasion, ce qui n'est pas vraiment habituel pour moi. J'avais entendu quelque part que ça prenait environ 3 semaines pour s'habituer complètement à un nouveau rythme circadien après un décalage horaire, mais ça me paraissait (et ça me paraît toujours) grandement exagéré... Peut-être est-ce une question de lumière: je devrais ouvrir complètement les volets près de mon lit.

Pendant que je cause Conservatoire, je devrais peut-être profiter de l'occasion et squeezer un peu le sujet. L'endroit est vraiment superbe — les photos devraient apparaître un peu plus loin. J'ai eu 2 cours avec M. Moutier (Géry de son prénom) jusqu'à présent; j'ai déjà joué mon programme Schubert/Schumann... Géry souhaitait aborder du neuf avec moi — voilà pourquoi je me suis lancé dans Debussy (à sa suggestion). J'ai rencontré (brièvement) 3 de ses élèves. À la fin du mois de janvier, une « escapade » de 5 jours à Freiburg (à la Freiburg Hochschule für Musik) est prévue. S'y rendront Géry et la vaste majorité des étudiants en piano du Conservatoire, je crois. Si tout va bien (pas de problèmes administratifs/de billet d'avion/etc.), je devrais pouvoir y participer! Aussi: je dois rencontrer le professeur responsable du séminaire d'analyse (XXe siècle) ce jeudi, pour, ben, tout — je n'ai aucune idée de la façon dont on procédera. Hier, j'ai assisté à un récital d'une violoniste du Conservatoire. Elle est en « perfectionnement », ce qui correspond je crois au stade le plus avancé des études au CNSMD. Elle avait un gros — et long! — programme. Le trio piano/violon/cor de Brahms qui clôturait le concert gérait pas mal...

Ah oui: il s'avère que Géry connaît très bien Tristan Murail... et aussi Roger Muraro, respectivement compositeur et interprète d'une pièce sur laquelle je compte passer un bon bout de temps pour mon doc (Territoires de l'oubli). Disons que ça peut toujours être utile...

Bon, mettons un terme — pour le moment — au sujet Conservatoire...

... et poursuivons la chronique photo (qui s'inscrivait, on s'en souviendra, dans le segment Vif Du Sujet de notre chronique) à peine entamée dans la dernière entrée et en criant besoin d'avancées dignes de ce nom.

Voici d'abord une photo d'un trolleybus.

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Ces véhicules parcourent une large partie de la ville — en tout cas, dans les coins que j'ai explorés, ils n'étaient jamais très loins. J'aime beaucoup — l'allure générale, les câbles, le bruit qui annonce leur proximité (un « swooosh » relativement discret), le caractère écologique, c'est tout bon (coucou S!). Je dois toutefois admettre qu'au début, je les trouvais un peu intimidants. Ces machins me semblaient résolument engagés dans une course inexorable vers leur destination, absolument incapables de souplesse dans leurs déplacements et nullement rompus aux secrets de l'arrêt intempestif, ce gentil ami qui permet d'épargner la vie de pauvres piétons (« Y a des « antennes »... pis des câbles... et ça swoooshhe — comment veux-tu que ça s'arrête, ce truc? »). En voisinant prudemment la bête, j'ai pu constater qu'elle était capable de toute la flexibilité nécessaire pour négocier virages, arrêts et ajustements divers. Je demeure malgré tout un peu étonné lorsque je vois ces machins entreprendre un virage... Aussi, un truc me mystifie: je suis convaincu d'en avoir vu un, un jour, avec ses trolleys abaissés... et il roulait! De deux choses l'une: ou ces véhicules sont équipés d'un système de propulsion hybride ou j'étais la proie d'une hallucination. Allez savoir...

Je pourrais d'ailleurs m'étendre longuement sur le sujet des déplacements urbains. En commençant par le réseau intriqué de boulevards, rues, places, impasses qui semblent fuser de toute part, dans un arrangement un peu chaotique, du moins pour le néophyte. À mon arrivée, je me perdais à peu près à chaque deux pas, même dans les cas où j'avais un plan à portée de main. Graduellement, je m'y suis fait, bien sûr: j'ai développé mes « trails de lièvre » (hello J.-P.!) et je peux m'orienter avec une relative aisance dans les quartiers que j'ai explorés (jusqu'ici, essentiellement les 1er, 2e, 4e, 5e et 9e arrondissements). Et puis il y a la question des automobilistes, qui adoptent souvent un comportement se situant, du moins pour le regard d'un étranger nouvellement débarqué, encore une fois, plusieurs degrés plus haut sur l'échelle combinée de l'imprudence et de la témérité. Réunissez ceci avec celà, l'enchevêtrement routier et le comportement de matamore, et vous obtenez un cocktail plutôt explosif. Mais, bon, on s'y habitue, à ça aussi...

Hmm, j'imagine qu'y faudrait que ça progresse un peu, sinon la sortie du bois ne sera pas pour un avenir prochain...

Voici maintenant un haut de sculpture qui mérite qu'on s'y attarde un petit instant:

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Remarquez l'oiseau posé sur ces têtes: si vous voulez mon avis (se reporter au lion avec lequel vous êtes déjà chummy, il y a comme un thème), il a l'air passablement indifférent au « chant des canuts » qu'entonnent pourtant avec ardeur, dans l'intemporel lyonnais, ces deux individus.

Maintenant, reculez d'un pas ou deux et admirez ce troublant diptyque:

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C'est du Duchamp actualisé. Presque.


Sur les pentes de la Croix-Rousse

Voici le chemin que j'emprunte pour me rendre au Conservatoire.

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En toile de fond, la Saône; observez la présence des fameuses Marches Maudites. Vous ne les connaissez que trop bien, ces marches trop longues et pas assez hautes... vous savez, ces marches qui mènent tout droit aux cercles intérieurs DE L'ENFER! Je me demande constamment si je dois les prendre deux par deux; il se trouve que ni cette approche, ni la manière traditionnelle n'est réellement satisfaisante.

Rendu au bas de la pente, une inscription atteste fièrement ce que je vous racontais plus tôt: Napoléon was bel et bien here.


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Quelques pas de plus et nous voici maintenant aux abords de la Saône.


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Sur le pont du Maréchal Koenig (curieusement, ils n'utilisent pas de trait d'union ici dans les noms de lieu/de chose), le dos au Conservatoire, le regard est maintenant porté vers une fortification longée en descendant la pente.


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Petite vue sous le pont:

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Un peu plus loin (remarquez la feuille magique, comme maintenue en l'air par quelque force surnaturelle):

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Je m'arrête ici: un mystérieux bogue dans le codage HTML de Blogger rend l'édition de la page d'une lenteur insupportable. (Des erreurs sans fin dans le code HTML: j'espère que votre fureteur capotera pas et va afficher la page à peu près décemment...) Et puis, ça tombe bien, il est temps que je m'arrête.

1/16/2005

Faits saignants


A-lors... (mains qui se frottent)

Voyons ce que ça donne...

Aujourd'hui: je suis allé entendre à la salle Edgar(d)-Varèse du Conservatoire (la salle principale — dotée de sièges confortables) des concurrents (pianistes) concourant dans un concours national commandité par Yamaha. Et puis, je me suis finalement branché sur une première Étude de Debussy (pour les cartes). Last but not least, j'ai fait pour la première fois l'essai de l'Euronova 9000 (la laveuse qui trône fièrement dans la salle de bain de l'appart — bon, il n'y a probablement pas de "9000", je l'avoue, mais la sonorité très ISO-quelque chose que confère cet appendice justifie entièrement, je trouve, la fabulation). Et je ne vous donne là que les faits saignants de la journée — v'vous rendez compte?

On essaie un petit smorgasbord de photos? D'ac.

(Vous aurez remarqué que smorgasbord est un mot amusant. Sautons donc sur l'occasion, penchons-nous un instant sur la définition qu'en donne mon petit dictionnaire: [non mais, l'exercice physique que l'on fait en lisant un blogue: on saute, on se penche... c'est un total workout, comme on dirait sûrement ici...]
smor·gas·bord n
1. a meal served buffet style, consisting of a large variety of hot and cold dishes
2. a restaurant featuring a smorgasbord
3. a wide variety
Vous aurez constaté le rigoureux à-propos dans l'emploi du terme. Lyonnaiseries -> bouffe; smorgasbord -> itou. CQFD.)

Alors, sans tarder, sans pérorer parenthétiquement, en évitant toute circonlocution et en se soustrayant scrupuleusement des faux-fuyants, entrons, comme ça, tout de go, dans le segment Vif Du Sujet de notre chronique.

Segment Vif Du Sujet de notre chronique

Dans le segment Vif Du Sujet de notre chronique, des sujets vifs seront abordés avec vivacité. Je crois que c'est un concept qui punche beaucoup; ça va marcher fort avec les jeunes. Peut-être aussi avec les paraplégiques, mais là, on entre dans une zone de pure conjecture, alors là, oui. C'est drôlement audacieux.

La Croix-Rousse

C'est mon quartier. J'ai peu de temps ce soir (il s'en est fallu de peu pour que je quitte le café sans transmettre le moindre octet — la connexion internet a fait le mort pendant un bout de temps, ce qui fait en sorte que je n'ai plus que quelques infimes minutes pour bloguer), alors je m'en tiendrai (aussi par simple respect pour le segment dans lequel nous nous trouvons) à de brèves descriptions. Ou peut-être pas. Dans tous les cas, la suite suivra, comme d'habitude.

Vous avez déjà vu une image de la Place de la Croix-Rousse dans une entrée antérieure (si les fils de ma mémoire ne s'entremêlent pas trop).

Voici le top de la mairie du 4e arrondissement (qui correspond, grosso modo, à la Croix-Rousse [au besoin, faites-vous une image mentale d'un diagramme de Venn, ça vous aidera à vous figurer l'intersection géographique]).

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(Ah oui, j'oubliais de vous dire, vous pouvez cliquer sur les images pour obtenir une version large de la photo, qui vous permettra notamment de très bien distinguer toutes les traces d'écrapou. [D'ailleurs, je croyais que ça fonctionnerait ainsi pour les photos de mon entrée antérieure, mais, apparemment, ça n'a pas été le cas.])

Vous aurez remarqué, vous qui êtes doté de l'oeil du tigre, qu'un lion repose sous l'horloge, arborant un air passablement narquois, ne trouvez-vous-pas-n'est-ce-pas. J'attire votre attention (chèrement gagnée) sur cet élément de l'image parce que la bête, figurez-vous, est le symbole de la ville de Lyon — mais l'homonymie ne serait qu'une simple coïncidence.

(Mmmmouais, je sais que ça ne fait pas un smorgasbord fort, fort, mais je dois m'arrêter ici — le café ferme. La suite demain?)

1/14/2005

Moment d'horreur pour un blogueur


Drame, catastrophe, que dis-je, cataclysme (1): il s'est passé avant-hier une chose peu agréable.

J'avais écrit la plus large part d'une entrée assez (très) longue (avec plein de photos), décemment tournée, je crois, en tout cas, pas pire bien, et puis, soudainement, je me rends compte, comme d'habitude, que je dois laisser le tout en plan et filer pour arriver à temps à un rendez-vous.

Je décide donc de mettre en ligne ce que j'avais fait jusque là. Mais, horreur, consternation, je découvre, affolé, que tout le contenu de mon entrée a été détruit par le logiciel que j'utilisais pour la créer (c'était la deuxième et dernière fois que je me servais de ce logiciel). Il ne s'agit pas d'une erreur de ma part: le programme a simplement décidé de tout oblitérer, sans préavis. J'ai tenté de trouver un moyen de récupérer quelque chose — en vain. J'ai finalement constaté que les données étaient irrévocablement perdues.

Argh.

Pouish.

Je ne sais pas trop si je vais récupérer des trucs qui apparaissaient dans l'entrée originale... Je n'ai pas vraiment le goût de ressasser le tout... Quoique ça avait l'avantage de me mettre à jour: ce contretemps fait en sorte que l'instant d'éclosion de mes idées devient de plus en plus éloigné du moment où celles-ci seraient commises sur la page, that is, si je décide de leur donner une seconde chance — un sentiment désagréable, je vous assure. En d'autres mots, j'ai un gros backlog (blog... pouih) d'impressions en suspension dans des zones de ma conscience que je souhaiterais vider pour faire place à du nouveau... — et plus prosaïquement, de photos uploadées que je souhaiterais utiliser. En plus, comme c'est souvent le cas dans ce genre de situation, l'anicroche a semblé mettre la table pour une série d'autres petits désagréments (alors que tout semblait bien se placer, avant ça). En tout cas...

OK, il faut vraiment que j'aille pratiquer (pardon, travailler...) un peu, maintenant; faut que je me branche sur une/des études de Debussy.

On va voir ce qui arrivera pour la suite des choses quand la suite arrivera...

(1): Évidemment, pour ceux qui n'auraient pas activé leur détecteur d'exagérations (un comportement fort peu prudent pour tout visiteur de cette page, que je ne m'expliquerais pas, d'ailleurs), sachez que j'hyperbolise. Je sais pertinemment que ce petit pépin est d'une importance somme toute minime. Mais, bon, n'empêche que ça m'a suprêmement fait chier sur le moment et que ça a eu pour effet de refroidir quelque peu mon intérêt pour le blogue, dans l'immédiat. Surtout que je souhaite pratiquer de façon assez soutenue dans les prochains jours — maintenant que j'ai pris le bain lyonnais, il est temps de passer aux Choses Sérieuses; j'ai aussi plusieurs autres trucs à faire dans un avenir rapproché. Donc, re-on va voir ce qui arrivera pour la suite des choses.

À la prochaine!

1/08/2005

Du coup, m'y voilà, me voici

Oui, je suis bel et bien rendu à Lyon et je suis toujours vivant — dans l'ordre (ce qui ne veut absolument rien dire, du moins, je pense...).

Alors, avec grand renfort de tambours et fifres, sans plus tarder, drette de même, là — tenez bon, ça s'en vient; vous reconnaissez que tout le plaisir est dans l'attente, non? — voici le premier message "directly from Lyon" (à prononcer "di-rêcte-li fromme Lyon").

Dis, on est quel jour?

Je suis arrivé en terre française dans la matinée du 4 janvier. Mon avion (un magnifique spécimen Airbus [hrrrrm....] affrété par Air Transat [re-hrrrrrrmmm...]) devait décoller en fin de soirée, le 3 janvier. Manque de pot (montréalais — veuillez ignorer cette allusion ratée, peut-être encore sybilline pour certains [des éclaircissements viendront en lieu et temps], qui, on se demande pourquoi, a curieusement échappé à la sévère/stricte censure [mais, tout de même, admirez la délicieuse allitération que permet cette parenthèse de décharge ridiculement chargée] que je m'impose à tout instant lors de la rédaction de ces chroniqu--euh), oui, manque de pot, donc, j'apprends à mon arrivée à l'aéroport que le décollage est retardé — le retard prévu est d'environ une heure et demie. J'apprends plus tard, grâce à mes contacts dans les hautes sphères d'Air Transat, que le retard est dû à un dégivrage de l'appareil.

J'enregistre mes bagages — et paye une copieuse surcharge pour l'excédent de poids de mes bagages (tout de même, je bénéficie de l'extrême amabilité d'une employée d'Air Transat qui, par un tour de passe-passe dépassant largement les limites de l'orthodoxie, réussit à m'obtenir une surcharge moins dispendieuse que ce que j'aurais normalement dû acquitter. Ensuite, c'est la longue attente dans l'environnement luxueux du tout nouveau PET — conçu, est-il besoin de le spécifier, avec à l'esprit la volonté de satisfaire les besoins les plus divers du voyageur contemporain de la modernité d'aujourd'hui du Québec — ET D'AILLEURS! (une salle de prière a notamment été aménagée).

Nouvelle attente avant d'entrer au corridor menant à la porte d'embarquement. À la salle d'attente de la gate, attente derechef.

Le vol s'est bien déroulé — avec le commandant Marcel quelque chose, on est forcément entre bonnes mains. Un petit DVD (je confesse: un épisode de "Gilmore Girls" — la deuxième saison vient de sortir en DVD), un peu de lecture ("La nuit de l'oracle" de Paul Auster), un petit somme: c'est quand même relativement vite passé. Par ailleurs, il a fallu qu'on zigonne en rond pendant environ une demi-heure lors de l'approche finale parce qu'un avion ennemi occupait la piste; tant mieux, ça m'a permis d'apprécier toutes les subtilités de la technique de pilotage de Marcel chose. Aussi, ma voisine, une Québécoise, était tout à fait sympathique — cependant, je ne m'en suis rendu compte que lorsque j'ai décidé de faire un petit brin de jasette à la sortie de l'avion et dans la navette nous transportant au terminal hiiiiii-doine de l'aéroport.

Ensuite, c'était direction TGV vers Lyon. Pas compliqué du tout de m'y rendre: tout était indiqué hiiiii-doinement.

(Je continuerai ce passionnant récit un peu plus tard: ma batterie d'ordinateur arrive à terme et ça fait quand même un bon moment que je brette dans le café offrant la précieuse connexion internet. Je mettrai à jour cette entrée, ce qui veut dire que, lorsque vous reviendrez, le début sera inchangé — mais il y aura du nouveau à la fin (présente) du message (actuel), oh que oui. Ne manquez pas de revenir: y aura des photos avec de l'écrapou, je vous jure! [c'est vraiment vrai]. C'est donc un rendez-vous. Vous êtes avertis. Faites pas semblant. Sioux laiteur!)

(Suite du passionnant récit...)

Alors, bon, du coup, où en étions-nous?

Le TGV... Voici quelques images prises à la gare de l'aéroport. Je n'ai pas eu le temps d'en prendre à la gare Part-Dieu, qui était aussi intéressante.







Donc, le TGV, c'est rapide, c'est super, c'est pas compliqué, on aime beaucoup ça. En 2 heures, je suis arrivé à la gare Part-Dieu, où m'attendaient les parents d'Aline (avec qui je fais l'échange). D'un caractère situé aux antipodes (la mère d'Aline est plutôt empressée, son père, très relaxe), mais tous deux très sympathiques. Ils m'ont montré le studio, m'ont conduit au Conservatoire, où j'ai pu faire une visite éclair des lieux et rencontré Géry Moutier (mon prof de piano là-bas); enfin, ils m'ont invité à manger dans un petit resto.

La casa Gorjus

Voici une image panoramique (M. PowerShot!!, aidé du logiciel idoine, est capable d'en réaliser aisément) du studio que j'occupe:



Bon, on voit pas tout très bien, mais ça donne quand même une vague idée. Mon lit est dans le fond, à peu près au centre. Il y a une salle de bain au fond, à droite. Et les fenêtres de gauche donnent sur un petit balcon. L'espace cuisine (les Français semblent adorer utiliser le mot "espace" — ou encore "space", je l'ai vu! —, partout, dans les magasins, il y a un espace ci et un espace ça) est encastré: les portes situées à droite de la photo y ouvrent l'accès.

En face du bloc d'appartements se trouve un petit parc, que voici:



Et tiens, pendant que je suis dans les photos de mon environnement immédiat, voici quelques photos d'une église située tout près de chez moi:







En passant, je ne vous autorise pas encore à critiquer mes photos; pour l'instant, elles sont généralement prises à la va-vite (mon dictionnaire Antidote m'informe que ce dernier mot signifie apparemment, dans un langage familier, "diarrhée" au Québec... et c'est la seule définition qui est donnée... ah bon...). Et je dois encore me familiariser un peu avec M. PowerShot!!

L'endroit est très bien situé: près de la Place de la Croix-Rousse (plus ou moins le coeur du quartier de la Croix-Rousse), vraiment pas loin d'un grand supermarché (Monoprix), à une douzaine de minutes du CNSMD (yé!). Voici, à propos, une petite photo de la Place de la Croix-Rousse:



D'autres photos croix-roussiennes suivront.

L'appart est tout à fait fonctionnel; j'ai toutefois acheté quelques articles ménagers/de cuisine dont l'absence m'a fait réaliser le caractère indispensable. Après m'être installé, j'ai promptement crashé et dormi plutôt bien. (La seconde nuit était cependant atroce; était-ce le décalage horaire qui kickait in ou encore la fièvre qui m'avait gagné [voir plus loin]? Probablement un judicieux mélange des deux.)

Le lendemain, réveil à une heure conséquente avec le décalage horaire, puis retour sur les lieux du crime de la veille (le Conservatoire). Comme à peu près tous les édifices abritant des étudiants en musique, semble-t-il, le bâtiment est un ancien couvent. Un superbe ancien couvent, avec cour intérieure et tout (je mettrai des photos prochainement). Il est directement sur la rive de la Saône (l'un des deux cours d'eau traversant la ville — l'autre étant le Rhône). Je m'y rends en descendant une côte ayant été foulée par nul autre que Napoléon (en fait, par son cheval, mais c'est tout comme), comme le proclame fièrement un écriteau au bas du chemin.

Déambulations croix-roussiennes, vaisiennes et bellecouriennes

Je me suis savamment perdu dans le réseau un peu chaotique (enfin, pour un Montréalais) des rues de la Croix-Rousse (mon quartier, qui correspond plus ou moins au 4e arrondissement). Pas de gentille grille quadrillée, ici: plutôt un entrelacement plus ou moins confondant de rues, places, impasses et boulevards. Malgré (ou peut-être en raison de) une consultation régulière de ma carte de la ville, je parvenais, dans les premiers moments (c'est-à-dire, un bon 3 jours...), à m'égarer avec une fréquence qui ferait l'envie de ceux que les fréquences élevées intéressent.

Je me suis aussi promené dans Vaise, qui correspond plus ou moins au 9e arrondissement: c'est le quartier qu'habitent la plupart des étudiants du Conservatoire, apparemment. Curieusement, on me l'avait décrit (à plusieurs reprises) comme un quartier plutôt ordinaire, voire complètement inintéressant. Mais moi, j'ai beaucoup aimé (du moins, le petit bout que j'en ai vu). Un peu moins "étudié" comme endroit que la Croix-Rousse — qui est néanmoins superbe, mais d'un genre différent. J'essaierai de rendre compte plus en profondeur de l'ambiance de ces endroits (photos à l'appui) dans un autre envoi.

Aujourd'hui (samedi 8 janvier), j'ai aussi flâné dans le coin de la Place Bellecour (2e arrondissement). Je crois avoir lu quelque part que c'est une des plus grandes places de France (sinon la plus grande). Au moment de mon passage (fin d'après-midi), c'était très achalandé. Moins typé, personnalisé que la Croix-Rousse et Vaise, mais tout de même intéressant. J'y allais pour me procurer un câble audio (qui me permettrait de brancher mon interface audio à l'ampli que m'a laissé Aline à l'appart, me dotant ainsi d'une Solution Audio des plus optimales — via le iPod) — la FNAC s'y trouvait.

C'était la folie furieuse: ça ressemblait à un Archambault durant le Boxing Day! Et à ce que je sache, il n'y avait pas d'occasion spéciale ce jour-là.

Je devine que sur toutes les lèvres se dessinent les questions: quoi d'autre à rendre-compte-de, de quels faits notables as-tu été témoin, ô blogueur?

Eh bien, j'ai été témoin d'écrapou. Si, si.

En tentant de me diriger vers mon chez-moi, mes voies nasales se trouvent soudain saisies par une vapeur quelque peu asphyxiante. Je n'identifie pas immédiatement la cause de ce désagrément olfacto-respiratoire, mais je me trouve plus qu'embêté, parce qu'il semble qu'à mesure que je me dirige vers mon chez-moi à moi, la sensation s'amplifie. Je remarque finalement une épaisse et haute fumée noire dans le ciel: je me dis, "Ciel, j'espère que ce n'est pas mon studio qui flambe!" car, qui sait, je n'ai peut-être pas maîtrisé quelque principe élémentaire de sécurité lyonnaise. Je me rends compte plus tard de la source de tout ça: un autobus est en train de flamber!

Alors, sans plus tarder, voici l'écrapou (photos prises quelques heures plus tard — en passant, je suis demeuré intoxiqué pendant de longs moments après l'incident, mes voix respiratoires ayant du mal à fonctionner de façon optimale; est-ce que ça a pu avoir un quelconque rapport avec le rhume dont je suis présentement la proie? [ça s'améliore, aujourd'hui, après la copieuse session de sommeil que je me suis alloué]... sûrement pas, mais bon):









Réjouissant, non? C'était un autobus ordinaire, pas un trolley-bus (autobus reliés par un chaînon à des fils électriques). Et non, il n'y avait personne à l'intérieur.

Tellement de choses à dire... Mais, encore une fois, je dois m'arrêter ici. Le café va bientôt fermer, je crois... Pour la suite, je n'aurai pas de photos avec de l'écrapou dessus à vous offrir; en lieu et place, des observations d'une acuité critique inégalée (hmm, ça impressionne, ça, non?) se tailleront un chemin sur cette page.

Allez, prenez-soin de vous, vous autres! Je vous adore.